La vie froisse nos espoirs
On se réveille souvent dans le noir
Parfois des rayons de soleil s'aglutinent
Dans les trous des volets qui s'illuminent
Alors on reste longtemps immobile
Au chaud, peur de tirer sur le fil
Qui nous ouvrira sur le monde
Que l'on juge souvent immonde
Mais parfois on s'attarde aussi
A la fenêtre du printemps
On ruisselle d'envie
D'être une plume dans le vent
La nature nous insuffle la vie
Sa beauté ravive nos coeurs meurtris
Mais à force de lui soutirer son énergie
Elle s'insurge, se venge, se replit
La vie froisse nos envies
Hibernons quelques temps...
Pour laisser du temps
A la nature de reprendre vie.
Signé la Plume Libératrice. J.O. |