Il était assis là, le visage barbouillé
Des cailloux glissant dans ses deux mains écorchées
Ses habits vétustes et troués par la vie
Il flottait dans l'air chaud un brin de mélancolie
Ses yeux innocents criant à la dignité
Son corps meurtri par la fatigue de la journée
D'un dur labeur forcé pour survivre à la famine
Bagne moderne des enfants aux sales mines
Ici, des millions de petites voix égarées
Et là, des millions de petites mains exploitées
Pour 3 sous de misère et pouvoir manger un rien
D'autres ailleurs pleurent pour un autre jouet
Ici on ne sait pas si on va vivre demain
Si l'injustice va les rendre à tout jamais muets.
de la Plume libératrice - J.O.
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